La facture provisoire se corrige
Lignes, quantités, prix, client : tout reste modifiable tant que la facture n’est pas validée. C’est le moment de la relecture.
Une facture électronique est déposée sur une plateforme, transmise au client et communiquée à l’administration. Une fois partie, elle ne peut plus être modifiée.
Beaucoup de logiciels de facturation maison laissent pourtant corriger une facture validée, ou attribuent le numéro au moment de l’envoi. Voici les règles à mettre en place, et le piège du changement d’année.
Les équipes gardent les mêmes écrans. Ce sont les règles qui changent, à chaque étape.
Lignes, quantités, prix, client : tout reste modifiable tant que la facture n’est pas validée. C’est le moment de la relecture.
Une validation distincte attribue le numéro définitif et la date d’émission, contrôle les doublons et la fiche du client, puis produit le fichier.
Lignes, mentions et bon de commande ne bougent plus. Le fichier émis est conservé tel quel, au lieu d’être régénéré à chaque téléchargement.
Une erreur se corrige par un avoir, partiel ou complet, rattaché à sa facture d’origine. Il est possible dès la validation, sans attendre la clôture.
Six règles que nous retrouvons dans la plupart des applications métier que nous mettons en conformité.
Aujourd’hui : La facture validée reste ajustable jusqu’à sa clôture.
Demain : Elle est figée dès sa validation.
Aujourd’hui : Attribué à la création ou à l’envoi.
Demain : Attribué par une validation distincte, avant la production du fichier.
Aujourd’hui : Contrôlés à la clôture.
Demain : Contrôlés dès la validation.
Aujourd’hui : Possible seulement sur une facture clôturée, parfois sans facture d’origine.
Demain : Possible dès la validation, toujours rattaché à sa facture.
Aujourd’hui : Écrites en dur dans le modèle PDF.
Demain : Lues dans la configuration et la fiche du client.
Aujourd’hui : Le client voit les factures dès leur création.
Demain : Le client ne voit que les factures émises.
Une facture de 10 articles à 110 € HT est envoyée un vendredi. Sept jours plus tard, le client rapporte 2 articles.
Elle a été transmise, elle reste telle quelle. L’avoir reprend le prix de la facture d’origine, et non le prix actuel de l’article : il reste juste même si le tarif a changé entre-temps.
Un avoir complet annule toute la facture. Une nouvelle facture est ensuite émise, avec un nouveau numéro. L’application peut la préparer depuis l’avoir, pour éviter de tout ressaisir.
Beaucoup d’applications construisent le numéro avec l’année de la date saisie sur la facture et un compteur continu, par exemple FA2026-04812. Tout va bien, jusqu’en janvier.
Les numéros restent chronologiques, au prix d’un ordre d’envoi que les équipes doivent respecter chaque mois de janvier.
Une facture de 2026 porte un numéro plus grand qu’une facture de 2027. La suite n’est plus chronologique, ce que la règle de numérotation interdit.
Avec cette règle, une facture de travaux réalisés en décembre mais validée en janvier porte la date et le numéro de janvier. La date de livraison ou d’exécution, elle, reste celle de décembre.
Le format des numéros et le traitement des factures de fin d’année se fixent avec votre comptable avant la mise en service, et non pendant la première clôture.
Les écrans restent les mêmes. Deux habitudes changent :
Ces règles se présentent aux équipes avant la mise en service. Elles évitent ensuite les factures rejetées et les corrections faites dans l’urgence.
→ Guide : adapter votre application métier à la facture électronique
→ Diagnostic : votre logiciel est-il prêt ?
→ Offre : la facture électronique dans votre application métier
→ Cas d’école : facturation automatique et avoirs de retour
Source : guide pratique de la facturation électronique, DGFiP.
Nous adaptons ses règles d’émission sans changer ses écrans :